Lamela ou la jeunesse sauvage

Erik Lamela est devenu l’arme offensive de l’AS Roma. Le 9 juillet 2011, 15 millions d’euros ont été dépensé pour ce jeune garçon de 19 ans. Une somme bien investie puisque la deuxième saison du Gaucho semble exceptionnelle. Certains le qualifient même de « joueur spécial ». Ayant rejoint l’équipe il y a une saison et demi, le jeune Argentin n’a qu’un but en ce moment : vaincre la Lazio. Cependant, le joueur semble assez instable.

Lamela semble n’en faire qu’à sa tête. Une chose assez normale pour un joueur à peine sorti de l’adolescence. Mais il ne décevait personne lors de son premier match au Stadio Olimpico, le 23 octobre 2011, un match au cours duquel il marquait un but magnifique après seulement 8 minutes de jeu. Ce but marquait d’ailleurs la victoire face à Palerme (1-0). Un excellent départ pour un si jeune recru. A cette époque, son entraineur Luis Enrique était extrêmement fier de lui mais se doutait des effets néfaste d’une telle exposition médiatique : «C’est un joueur spécial, extraordinaire et différent. J’aime son attitude, sa personnalité. Mais il n’a que 19 ans et il reste encore beaucoup de choses à améliorer chez lui. ». Un pressentiment justifié. En effet, la suite a été plus difficile pour lui, malgré le fait qu’il terminait la saison avec 6 buts inscrits et 6 passes décisives.

Mais la jeunesse est sauvage et son attitude est parfois insolente que ce soit sur le terrain ou en dehors. Certains se souviendront de son arrogance, en particulier son coéquipier Pablo Osvaldo qui n’hésitait pas à le remettre à sa place après un match avec un échange de poing. D’autres auront remarqué sa posture de dilettante lors d’un entraînement et d’un joueur nerveux en match. Ce qui eu pour conséquence une attitude inacceptable sur le terrain. En effet, le 22 avril 2012, lors d’un match contre la Juventus, l’Argentin avait été surpris en train de cracher sur Stephan Lichsteiner. Une action qui n’avait pas trop perturbé le cours du match mais qui lui aura value trois matchs de suspension en fin de compte.

Certains joueurs de ses co-équipiers romains sont d’ailleurs partisans d’un coup de pousse médiatique pour revendre le jeune argentin au plus vite, tellement certains le trouve agaçant et nuisible à la cohésion de l’équipe.